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Au début du XIXe siècle, la loutre était présente dans toute la France. En 1970, elle avait disparu de 60 départements et s'était considérablement raréfiée dans presque tous les autres à cause du piégeage, de la destruction des zones humides, du recalibrage des rivières et de la pollution. Parmi les rares régions qui ont conservé de petites populations de loutres, se trouvaient précisément les confins de la Creuse, de la Corrèze et du Puy-de-Dôme.
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Pour qu'une loutre puisse survivre, il faut plusieurs conditions impératives : une faune piscicole abondante, une totale liberté de circulation sur les berges, une bonne qualité de l'eau et de multiples abris dans des zones tranquilles. La loutre passe en effet toute sa vie près de l'eau. Elle se réfugie et donne naissance à ses petits dans une catiche, nom que l'on donne à son gîte souterrain bien camouflé sous un arbre de la berge ou dans un éboulis rocheux.
Après sa protection légale en 1972, il faudra une dizaine d'années pour que ce petit noyau de loutres survivantes se renforce et recolonise progressivement les rivières du Puy-de-Dôme. Trois rivières ont joué et jouent toujours un rôle important dans la survie de cet animal encore considéré comme très rare et menacé au niveau européen : la haute Dordogne, la Sioule et l'Allier.
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Tous les spécialistes s'accordent pour dire que les secteurs où la loutre est encore présente constituent des milieux aquatiques remarquables dans lesquels l'essentiel a été préservé. Faire un inventaire des loutres dans le Puy-de-Dôme est l'occasion de fréquenter des sites aussi beaux que les tourbières, les lacs, les étangs, les ruisseaux de montagne, les gorges sauvages ou les méandres des grandes rivières de plaine. Combien de régions nous envient toutes ces richesses et voudraient pouvoir, comme le Puy-de-Dôme, choisir une mascotte aussi belle et aussi symbolique que la loutre !
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